15. what we know about house music

New York 1969, les gays s'affirment. Les premiers clubs new-yorkais émergent en masse et la simple lecture de leurs noms (souvent français) paraît magique. Il y a le "Shepheards" ou "L'Oursin" mais aussi "Le Jardin", "12 West", "Sanctuary", "Hollywood", "Limelight - Fashion Disco", "Salvation", "10th Floor", "Haven", etc... Michael Capella, Francis Grasso, Dj Guttadero et David Rodriguez sont quelques-uns des premiers djs fondamentaux. Et si la disco (la musique) n'existe pas encore, ils en inventent les bases en mixant R'n'B, Jazz et Latin music. Des exemples ? Booker T and the MC's: "Soul Limbo", The Supremes: "Sing", Santana... Ensuite il y eut un club pas comme les autres, un club qui allait tout bouleverser. Situé à l'angle de Broadway et de Bleecker Street dans le quartier de Chelsea, à New York, le "Loft" ouvrit ses portes en 1971. En vérité ce n'était pas un club mais un vrai loft, un appartement dans lequel vivait le dj et organisateur David Mancuso.


"The Loft"

"David Mancuso"

"Nous sommes tous des LOFT babies". La fabuleuse histoire de la House music démarre ainsi, par deux cents fidèles réunis tous les week-ends au Loft. On devait avoir sa carte de membre pour y entrer et il n'était pas évident de l'obtenir. Il fallait aimer la musique aussi follement que Mancuso et (accessoirement) étre gay. Blacks, latinos et blancs tous ensemble dansant au son du meilleur Sound-System de la ville. Pour la première fois, un endroit nocturne possédait un son aussi terrassant et envoûtant, axé sur des basses si sourdes qu'elles finissent par rendre fous tous les Loft Babies. Echappant aux autorités en arguant du fait qu'il s'agissait d'une fête privée, Mancuso ne pouvait donc pas vendre de l'alcool. Ne pas être légalement un club permet à Mancuso de fermer quand bon lui semble. Les parties duraient des vingtaines d'heures et il était de bon ton d'y arriver le plus tard possible. Pas avant six heures du matin, en tout cas. David Mancuso est le premier et dernier dj culte. Il poursuivra l'aventure du Loft d'appartement en appartement, de Loft en Loft. Il connut pourtant de nombreuses difficultés avec les autorités. En 1979, grâce à ses chaussettes, il s'échappe d'un procès... Accusé d'organiser des fêtes à but lucratif (un motif comme un autre pour fermer ce lieu de débauche gay), c'est son ami Mel Cheren qui apporta le témoignage salvateur: "Monsieur le Juge, comment voulez-vous qu'un homme qui, sans faire attention, met chaque matin des chaussettes dépareillées ait le moindre sens du business ?!!?" Mancuso, puritain! Et il est toujours dj aujourd'hui avec ses trois particularités: le son n'est volontairement pas fort, il ne mixe pas (se contentant de mettre les disques les uns après les autres) et ne cherche pas à faire son malin et programmer des disques que personne ne connaît. Seules l'intéressent la qualité de la musique et l'intelligence de la programmation. L'ambiance pas la technique ! En effet, il en a ras-le-bol des djs techniques, ras-le-bol de cette obsession moderne de mixer dans le tempo, car lui-même s'est passé de table mixage: Juste deux platines, comme dans le temps, disait-il déjà en 1983 !!!!



Autre pionnier: Nicky Siano!
À 14 ans, il entre dans ses premiers clubs,
À 16 ans il possède sa carte de membre au Loft et à 17 ans (en 1971), il profite de la fermeture estivale du lieu pour ouvrir le "Gallery".
Le club obtient un succès retentissant, accueillant des artistes comme Grace Jones ou Loleatta Holloway pour leurs premiers shows.
Nicky devient en outre le premier dj reconnu par l'industrie du disque qui commence à comprendre qu'un dj peut à lui seul façonner la carrière d'un hit..







Autres pionnier: Frankie Knuckles et Larry Levan ...
Ils deviendont les mamelles créatrices de la House music.
En 1969, Frankie Knuckles, 15 ans à peine, rencontre le tout aussi jeune Larry Levan...
En 1972, ils sont employés au Gallery par Nicky Siano. Ils découvrent ainsi leurs premières platines profitant des bons conseils de Siano.





En 1972, la Disco music n'existait toujours pas, mais un son provenant de Philadelphie des deux producteurs Kenny Gamble et Leon Huff est le plus en vue. Leur maison de disques s'appelle P.I.R. (Philadelphia International Recordings) et ils inventent les Philly Sound. C'est la Disco forme première; un style symphonique, riche, somptueux aux lyrics universels. Sous l'orchestration de génie de Vince Montana Junior, tous les enregistrements de Gamble et Huff (Billy Paul, O'Jays, MFSB...) se font avec un orchestre composé des meilleures cordes de la région.

1973, l'époque est Glam, Broadway rencontre T-Rex et la Disco va s'imposer. À New York tous les djs sont à la recherche d'un disque obscur "Soul Makossa" signé d'un inconnu total Manu Dibango. Certains considèrent ce titre comme le premier morceau Disco, mais ça pourrait tout aussi bien être le "Armed and extremely dangerous" de First Choice ou (gros hit) le "Superstition" de Stevie Wonder.

1974, Miami havre climatique et porte des Etats-Unis vers Cuba est alors le point de départ d'une production Disco intensive. H.W. Casey et Richard Finch y produisent George Mc Crae "Rock you baby", puis KC & the Sunshine Band... Le tout finira numéro un aux côtés de Barry White et de Van Mc Coy. Ce sont les premiers hits Disco..

PAROLES D'UN PIONNIER: TIM MOULTON

"C'est vrai que dès '74 on s'est mis à entendre pas mal de Disco sur les radios, mais le problème était que tous ces morceaux étaient trop courts. Pas plus de trois minutes ! À peine le temps pour les danseurs de s'y accoutumer que le titre est déjà fini. Mon rêve était alors de pouvoir mettre la main sur les bandes originales et de les mixer à ma façon, pour mon public, pour mes danseurs." Tim Moulton est le petit génie de la Disco. Pas moins de cinq inventions d'ordre musical à son actif: le slip-cueing, le break, le medley, le remix et le maxi. Dj au club "Sandpiper" à Fire Island (New York), Moulton avait la particularité de ne jamais mixer sur scène. Il faisait ses mix chez lui et les amenait ensuite au club. Il avouait être fasciné par les réactions des danseurs pour pouvoir mixer en même temps. Il finit alors par avoir chez lui un matériel technologique impeccable, un réel home-studio avant l'heure. Grâce à Mel Cheren, il travaille sur les bandes d'un morceau de Will Downing. Ce sera le premier remix de l'histoire de la Dance music. Suite de quoi entre '73 et '74 on doit bien dénombrer une centaine de disques portant la mention "A Tom Moulton mix". L'autre invention essentielle qu'on lui doit fut une découverte due au fruit du hasard: "J'avais fini un mix de Al Downing et il me fallait dans l'heure une copie pressée. Mais là Joe Rodriguez mon assistant m'a signalé qu'on avait plus de format 10inches en stock. Tant pis, j'ai dit à Joe de prendre un 33 tours (12inches) ça fera l'affaire. Je me souviens encore de nos tronches quand on s'est aperçu de la dynamique qu'on gagnait à séparer les sillons au maximum." Ils venaient de découvrir le maxi 45 tours, le maxi-"Disco". La Pop était 45 tours, la Disco sera Maxi! Bien sûr, il y a d'autres personnages, d'autres djs ou producteurs-clefs, d'autres villes que New York mais aussi toujours plus de gens attirés par la Disco... Car la Disco donne à chacun la chance de devenir une star ne serait-ce que le temps d'une nuit ! En effet, la Disco incarne dans la musique le rêve américain disponible pour tous, que vous soyez manutentionnaire à Roubaix ou secrétaire dans le Bronx.

En 1975, Neil Bogart signa sur son label "Casablanca records" le "Love to love you baby" de Donna Summer, produit par Giorgio Moroder. 17 minutes de sexe, rhytmées par la mise en avant d'un son nouveau, d'un rythme nouveau; le "Bass Drum". Pour la première fois les synthétiseurs cadencent le tempo.En Europe, Moroder et Cerrone écoutent les boîtes à rythmes de Kraftwerk et décident de les utiliser façon ³Dance music². La Disco se technologise.

En 1976 la Disco envahit les médias avec Village People, Gloria Gaynor, Dolly Parton, Loleatta Holloway, les Bee Gees, les Jackson, Sylvester, Sister Sledge, Thelma Houston, Candy Station, Silver Connection et explose dans le monde cette fièvre du samedi soir² que ce soit dans les discos et les clubs, chez les disquaires, à la radio, dans la rue, au cinéma, etc...

En ce moment, on passe d¹une réalité strictement new-yorkaise, gay, exigeante et passionnée à une vision mondiale. Dès lors, tout le monde se met à faire de la Disco ! Mais le groupe phare dumoment, le groupe Disco par excellence est composé respectivement du guitariste et bassiste Nile Rodgers et Bernard Edwards autrement dit Chic !!!


Pour le meilleur et pour le pire, le Studio 54 reste le plus célèbre des clubs Disco. Situé dans des anciens studios de la télévision au 254 de la 54ème rue, l'aventure 54 fut dirigée par deux amis de fac: Steve Rubell et Jan Schrager.
Le 26 avril 1977 le 54 a le plaisir pour la première fois d¹accueillir des invités prestigieux comme Cher, Elton John, Andy Warhol, etc... Et à l'intérieur on se laisse littéralement aller... Nicky Siano en était le résident dj. Le 54 ferme ses portes le 2 février 1980. Rubell et Schrager font de la tôle. Depuis, Steve Rubell est mort du Sida.
Ian Schrager s'est orienté dans la gestion d'hôtels internationaux prestigieux. Il est ainsi, par exemple, propriétaire du Delano de Miami.



Mais revenons au début de l'année 1977. Situé sur King Street en plein Greenwich Village, s'ouvrait un nouveau club. Son dj est un personnage que l'on a déjà rencontre plus jeune: Larry Levan.
Depuis il a fait du chemin. Il est devenu dj. Un vrai. Et pendant 10 ans de 1977 à 1987 il eut son lieu, sa résidence, son temple. Le The Paradise Garage!
Le club avait beau être immense, il était pourtant réservé à des membres qui avaient chacun leur carte.
Mais attention! Pas de membres VIP, on n¹était pas au Studio 54, ici on voulait des gens vrais et profonds!
Des réels amateurs de musique, de Soul, de sons, latins et africains, des gens qui dansent toute la nuit, toute la matinée, pour vibrer sur la même pulsion.



SEBASTIO JR, membre du Paradise Garage depuis 1981 a dit:
"Je me rappelle ma première au Paradise Garage, je n'oublierai jamais la boule au coeur quand on grimpait ce long corridor où l'on entendait le son vibrer de partout. Ce putain de Boom Boom étouffé et terrassant. Et là y suffisait de pousser ces battants et c'était le paradis ! Parfois je me disais que Dieu etait venu danser parmi nous! 2000 personnes réunies pour danser, vibrer, crier, chanter... Le corps et l'âme ! C'était si intense... Mon meilleur souvenir du Garage ? Hmmm... Vers 1982, un soir Larry Levan à deux heures du mat'stoppe le son et prend le micro et dit: - Mes amis thank you ! Good to have you! Attention c'est sa première performance live ! Dès lundi vous l'entendrez sur WBLS, C'mon dance and sing to the sound of Madonna! C'était Madonna... Son tout premier show!"

BEVIS HILLIER, membre du Paradise Garage depuis 1978 a dit:
"Le week-end de la mort de Marvin Gaye en 1983 tout le monde ne parlait que de ça... Immaginez le choc! Marvin assassiné par son père. Larry a attendu jusqu'au petit matin... Il n'y avait presque plus personne et à 9H du mat, Larry a mixé une heure magique de Marvin Gaye et tous ensemble on a dansé, chanté et pleuré."

JOSH CURRY, membre du Paradise Garage depuis 1977 a dit:
"En Œ81 il nous jouait pour la première fois une de ses plus belles productions, car Larry était aussi un putain de producteur, vous savez ! Et au break du morceau intitulé Heartbreak de Taana Gardner il y a cette rythmique qui imite un battement du coeur et Larry l'a mixé avec un vrai battement du coeur. Les Lights rouges étaient de plus en plus puissants à chaque battement. Et il a ralenti le disque, a stoppé le heart beat et ce fut un silence mort."

VICKY WELSH, membre du Paradise Garage depuis 1984 a dit:
"Larry était un drôle de type vous savez. Une fois, la soirée était déjà entamée et Larry de sa cabine dj avait remarqué que les boules à facettes n¹étaient pas propres... Je vous jure... Il est descendu de sa cabine, a pris une échelle et est allé lui-même nettoyer les boules ! Le disque s¹est arrêté, la foule ne disait rien en le regardant. Ensuite il a remis un disque et les gens sont devenus fous !"

NICK MUSTO, membre du Paradise Garage depuis 1981 a dit:
"Et quand la soirée était finie et que tout le monde rentrait... Et ben vous savez quoi ? Larry restait dormir au Paradise Garage ! Vous imaginez ? Il dormait là-bas ! Ce club c¹était toute sa vie."

JOE HARDIGGAN, membre du Paradise Garage depuis 1977 a dit:
"Larry nous racontait une histoire"

LE TITULAIRE de Vinylmania, record shop à quelques mètres du "Paradise":
"J'ai ouvert le magasin avec ma femme en 1978. Au début on ne vendait que les Stones et les Beatles. Puis au fil des semaines, je voyais débarquer le dimanche matin des allumés qui me demandaient des disques de Larry. Larry par-ci, Larry par-là, mais c¹est qui ce Larry ? Je veux dire... Je savais tout question musique... Une fois que j'ai compris, j'ai employé des vendeurs qui allaient eux-mêmes au Paradise; Judy Russel et Manny Lehman. Vous auriez du voir ces fameux dimanches. Il y avait 30, 40 personnes qui faisaient la queue. Et dès l'ouverture, Manny posait sur les platines les tubes que Larry venait de jouer... Les disques partaient comme des petits pains. On en vendait 60 du même morceau en une heure !"

Un jour tous les membre du Paradise Garage ont reçu cette lettre:
"Il arrive dans nos vies que quelque chose de magnifique s¹éteigne. Cela nous rend triste, car on ne peut plus la voir et la sentir près de nous. Pour autant nous devons garder cette flamme dans notre coeur; il n'y a rien à regretter." C¹était la fin du Paradise Garage, le 25 septembre 1987.

Loin d'être aussi connu que le Paradise Garage, le Fun House à Manhattan (26th Street) est pourtant essentiel. C'est un club d¹un natif du Bronx; John Jellybean Benitez et sa bande de Latin rascals; Arthur Baker et John Robie, les inventeurs du son électro. La clientèle est essentiellement latino et italo. Ce sont des banlieusards du Queen ou de Brooklyn. Les fans du Paradise Garage les traitent de B&T (Bridges & Tunnels). Jellybean Benitez a quitté le club en juin 1984. Son tout jeune remplaçant est une future star; "Little"Louie Vega des Masters at Work. Le Fun House ferme ses portes fin 1984.

C'est à ce moment précis qu'intervient Chicago, la 3ème ville des Etats-Unis avec un ghetto noir de 1,5 millions d'âmes. C'est ici que se joue le noeud de l'histoire. C'est ici qu'est née la House music.

The History of Chicago has a story with Larry Levan and Paradise Garage. Just after Paradise Garage's opening, a promoter of Chicago that has opened a club called the "Warehouse" was in New York to convince Larry Levan to play in his club. But Larry didn't want to go out of his "house"; the Paradise. So, it's why his friend Frankie Knuckles decided to go to Chicago. The Warehouse had un incredible success. The city had never seen un club like this and Knuckles looked like a sorcerer, a magician with all the dj science he has learned in New York. At Warehouse club, near Frankie there was all the Black Homo Community of Chicago.

Musically Frankie Knuckles was Philly Sound orientated. He has always had a chic and precious way to do the things, also appreciated when you listen to his productions.

Mais quand la Disco Sucks est tombée sur les States, la production s'est effondrée. Le tempo s'est radouci et le son est devenu plus Funk. Par contre à Chicago les kids ne voulaient pas d'une musique plus cool. Alors Knuckles a dû se mettre à "tricher", à remixer les morceaux, à rallonger les ponts, les breaks. Un après-midi de 1981, Frankie Knuckles se promenant dans les rues de Chicago tombe sur la devanture d'un bar où il est écrit "Ici on joue de la House music". Il se demande qu'est-ce que la House music et les gens lui répondent: "Mais Frankie, c'est la musique que tu joues au Warehouse !"

Sauf qu'en 1981, Knuckles ne jouait que de la Disco... La House music n'existait pas qu'elle avait déjà un nom ! Et, dans les magasins de disques on tamponnent déjà les disques d'un nouveau sceau: "House". Ce mot venait aussi utilisé pour abréger le nom du club "Warehouse". Et puis bien sûr, la House, c'est surtout la musique que l'on fait à la maison. Il faut dire que ça ne coûte pas cher. Mel Cheren de West End Records raconte souvent que la House n'est que de la Disco "on the budget" (sans le sou). Plus besoin d'orchestre, il suffit d'avoir ces deux machines
- Roland 303 (génératrice de basses)
- Roland 909 (génératrice de rythmes)

C'est ainsi que sont nés les "tracks"; les morceaux sans structure pop, mais avec un rythme et un groove prépondérant, comme ce qu'on entendait au Warehouse.

En 1983, Knuckles se brouille avec le Warehouse. Bref, il part pour ouvrir un nouveau club, le "Power Plant". Les patrons du Warehouse se trouvent désemparés. Il fallait trouver un nouveau Frankie Knuckles ! Ils sont alors allés chercher un gars de Californie, Ron Hardy et eux aussi ont ouvert un nouveau club, le "Music Box". Ron Hardy est un nouveau mythe de l'histoire de la House music. Il pousse l'art du mix plus loin qu'un Levan, perfectionnant l'aspect technique et se permet tout: jouer trois ou quatre fois le même morceau en une heure ou faire durer le même disque une demie-heure non-stop ! La communion avec le public est totale. Si au Power Plant Knuckles poursuit la lignée garage du Warehouse et accentue l'aspect black et gay militant, le Music Box de Ron Hardy est, lui, bien plus sulfureux, plus ghetto aussi. On y pousse le volume sonore au-delà de toutes limites. Ron Hardy et Frankie Knuckles rencontrent alors chacun une foule de fidèles qui, une fois sortis du club, rentrent chez eux et sur ces fameuses machines Roland créent des tracks dans l'unique but que les djs les jouent.

Jamie Principle est probablement le tout premier producteur du genre. Fan de Depeche Mode, David Bowie et Prince, il écrit deux morceaux phares, conçus en 1983:
- Your love
- Waiting for my angel

Si l'on sait que Marshall Jefferson, autre pionnier (mémorable, son "Move your body"), faisait des morceaux pour Ron Hardy, on peut dire que dès lors l'intéraction entre cette musique et les clubs est totale.

Officiellement, le premier titre de House à être sorti en vinyl est le "On & On" de Jesse Saunders, en 1984. Un hit mineur, qui a permis à Jesse Saunders de se faire un joli paquet de poignon qu'il a vité dilapidé en excès divers. On a souvent accusé Jesse Saunders d'être plus motivé par les femmes que par la musique!

Et ensuite, les classiques de Chicago furent légion:
- Lil Louis: "French Kiss"
- Steve "Silk" Hurley: "Jack your body"
- Joe Smooth: "Promised land"



"Lil Louis"

"Steve 'Silk' Hurley"

Chicago is House! Le North Side était le territoire de Ron Hardy (dj qui mourut tragiquement), le West Side était la zone d'influence de Lil'Louis et le South Side était le secteur réservé à Jessie Saunders.

Pour une fois une nouvelle musique possédait un média: un show radio and What A Show: "Hot Mix 5", animé entre autres par Farley Jackmaster Funk et Ralphi Rosario. Deux heures de mix à l'heure du déjeûner ! C'est ainsi que la House a pu prendre son essor... En écoutant le Hot Mix 5, c'est toutes les familles qui en journée découvrent la bande-son nocturne de leurs enfants. La House devient le son des ghettos, comme une anomalie dans une Amérique pauvre où le Hip-Hop prédomine. Depuis Chicago, la House aurait pu cartonner dans tous les Etats-Unis. Sauf que pour faire des tubes, il faut faire des disques et pour les commercialiser il faut des maisons de disques...

Deux labels se sont partagés le marché de la House émergeante: Trax records et Dj International records
Une grosse arnaque: ils filaient un peu d'oseille à la livraison des bandes et puis après RIEN ! Les tubes cartonnaient en Angleterre, mais les auteurs ne voyaient pas l'ombre d'un centime. La scène alors s'écroule. Les tensions se font plus vives. C'est la débandade. Certains artistes signent chez des majors et les autres fuient Chicago pour New York City. En gros, en 1985, Chicago est la ville du futur et 5 ans plus tard c'est une ville fantôme. Là-bas on raconte que la House ne fut qu'une parenthèse. Reste le monde entier qui fera un triomphe à la House.

Pendant ce temps en Europe, un disque de génie sort en 1986: MARRS: "Pump up the volume" Le grand public découvre sans le vouloir le sample...

Et dès lors la House envahit le monde !!!

Some things are taken from the French book "Le Chant de La Machine"




Pour de plus amples informations: UNESCO







Notes: Parmi les sources de cette page officielle de l'UNESCO sur la Club Culture il y a AUSSI House Machine!!!








Le film qui traite de l'histoire de la House Music






... larry levan @ paradise garage




Le Paradise Garage était situé au 84 King Street (entre Hudson et Varick Streets). De 1976 année d'ouverture de ses portes, jusqu'à 1987 année de clôture, Larry Levan était aux platines.
Il mourut quant à lui le 8 Novembre 1992 de cardio endocarditis; il était âgé de 38 ans.
Il est l'étoile de la musique Garage.











Thanks 2 David Blot @ "Le Chant De La Machine"
Editions Delcourt